“Ne laissons pas la formation professionnelle des artisans devenir l’angle mort de France Relance”, Joël Fourny, président de CMA France

Dans une période où l’urgence prévaut, et alors que le gouvernement mobilise des milliards d’euros pour assurer la survie de nos entreprises, la question de la formation professionnelle reste et demeure un enjeu autant qu’une urgence. Le plan de relance, vise le financement de dépenses durables permettant de basculer vers un nouveau modèle de société. Ce plan doit reposer sur deux piliers, aider aujourd’hui ceux qui sont en difficultés, et former pour demain tous les artisans .

Cet accompagnement qui est concrètement assuré via les conseils de la formation, est aussi utile qu’essentiel. Or, au mois de novembre 2020, les URSSAF n’ont pas prélevé la contribution à la formation professionnelle des travailleurs non-salariés qui constitue leur principale ressource.

Si nous partageons ce choix du Gouvernement de ne pas accroître les difficultés des entreprises en cette période de crise sanitaire et économique nous disons également que sans cette ressource*, les conseils de la formation seront dans l’incapacité de prendre en charge les formations dont les artisans ont besoin**.

Il est donc impératif que l’État trouve une solution pour que l’année 2021 ne soit pas une année blanche pour la formation des artisans et que l’économie de proximité ne soit pas la grande oubliée de la relance.

*Si l’on excepte 7,3 M€ issus des cotisations collectées de juillet à novembre 2020. Rappelons que la ressource affectée pour la formation des artisans était de 40 M€ en 2016 ; elle était pour 2020 de 21 M€. **Nous avions estimé, début 2021, un besoin en trésorerie situé entre 15 et 18 M€.

Joël Fourny, président de CMA France